Joseph Mosneron et « l’Or Noir »

Joseph Mosneson, Or Noir, Black Gold

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J’ai découvert il y a peu de temps L’Or Noir, un documentaire fort bien réalisé par l’Université Rennes 2. Si le tournage de 2001 date un peu, le contenu n’a rien perdu de son intérêt. Avec pour trame les mémoires du Nantais Joseph Mosneron, le documentaire se propose de retracer l’histoire de la traite négrière et du commerce triangulaire de la fin du XVIIIe siècle. Du port français, à Gorée et Ouidab en Afrique, jusqu’aux côtes de la Martinique et de Saint-Domingue, le film suit les grandes étapes des voyages réalisés par l’armateur nantais.

Tanlistwa-Joseph-Mosneron-&-LOr-Noir-traite-négrière

Le récit de Joseph Mosneron est expliqué, complété, voire corrigé par plusieurs historiens qui offrent des approches tant sur les faits historiques que sur leurs implications jusqu’à nos jours. Il est aussi illustré par les beaux dessins de François Bourgeon, auteur de la série de bandes dessinées Les Passagers du vent, une saga maritime sur fond de traite négrière se déroulant au XVIIIe siècle.

Tanlistwa-Joseph-Mosneron-&-LOr-Noir-JosephNé en 1748, Joseph Mosneron est le petit-fils d’un grand-père capitaine de barque et le fils d’un riche armateur. Navigation et commerce maritime font partie de son univers familial. En 1763, âgé de quinze ans, après seulement quelques années passées sur les bancs du collège, il prend la mer pour son premier voyage de traite négrière. Il en effectue un second entre 1766 et 1767 comme second du capitaine. Il entreprend enfin en 1768-1769 un troisième voyage, en droiture vers Saint-Domingue cette fois, pour le commerce des denrées coloniales, notamment le sucre. Il a 21 ans quand il se décide à poursuivre sa formation abandonnée 6 ans plus tôt et prend, quelques années plus tard, la tête de la maison de commerce nantaise paternelle.

Quelque trente-cinq ans après les faits, en 1804, il rédige le Journal de mes voyages, dédié à l’éducation de ses enfants. Traditionnellement, transmis de génération en génération à l’aîné des fils, le manuscrit autobiographique a bien failli être perdu, oublié dans un meuble vendu à un antiquaire. Redécouverts et publiés en 1995, les écrits de Joseph Mosneron livrent le regard d’un homme sur le monde de la navigation, du commerce maritime et de la traite négrière.


Bibliographie
PÉTRÉ-GRENOUILLEAU Olivier, Moi, Joseph Mosneron, armateur négrier nantais (1748-1833), Rennes, Éditions Apogée, 1995, 238 p.

Regarder le documentaire L’Or Noir
Les illustrations de l’article sont issues du documentaire.

Lire l’article de L’Express Les noires racines au grand jour…

Découvrir sur Wikipédia le dessinateur François Bourgeon


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