« Mémoires enfouies », des cimetières d’esclaves aux Antilles françaises

L'affiche est découpée en trois bandes horizontales. Au centre le titre du film. En bas les ossements humains d'une sépulture dans le sable, en haut la mer avec des baigneurs.

Le film documentaire "Mémoires enfouies" évoque les cimetières d'esclaves à travers les questionnements d'Aurélie Bambuck sur l'histoire et la mémoire de ses ancêtres, celles et ceux qui ont été esclaves aux Antilles françaises.

Les adoptions d’orphelins de la catastrophe de 1902 et Une poupée en chocolat d’Amandine Gay

Dans la base de données "Saint-Pierre 1902", j'ai été marquée par quelques cas de demandes d'adoption d'orphelines des suites de la catastrophe, car ces demandes ont fait échos à une non moins marquante lecture antérieure : le livre Une poupée en Chocolat d'Amandine Gay. Aujourd'hui, je vous propose un bref focus.

Base de données « Saint-Pierre 1902 »

capture d'écran de la base de données de la catastrophe de 1902.

En ce mois de novembre 2025, la fondation Clément a mis en ligne une refonte du site http://www.stpierre1902.org contenant une base de données des victimes de la tragique catastrophe. La base de données Saint-Pierre 1902 est le résultat d’un long et laborieux travail de collecte de données effectué pendant plus de 20 ans bénévolement par des personnes soucieuses de partager l’histoire d’un drame martiniquais.

Exposition « Petites boutiques, grandes histoires, un voyage dans le commerce martiniquais du XXe siècle. »

Affiche officielle de l'exposition représentant une photographie extérieure de l'hypermarché "Le Rond-Point" dans les années 1970 (actellement Darty).

Temps de lecture : environ 1 minute. En ce début d'année 2025, le bâtiment Le Rond-Point a 30 ans ! Cette période anniversaire était l'occasion de s'intéresser à l'histoire du commerce martiniquais au travers d'une exposition : "Petites boutiques, grandes histoires, un voyage dans le commerce martiniquais du XXe siècle." Outre les textes (dont j'ai … Continuer la lecture de Exposition « Petites boutiques, grandes histoires, un voyage dans le commerce martiniquais du XXe siècle. »

Jean-Pierre Sainton, un historien mémorable

Jean-Pierre-Sainton et une jeune femme de 3/4 dos (moi) discutent l'air sérieux debout dans une espace de conférence.

J'avais oublié que le temps n'attend pas, il file et nous surprend parfois brutalement. Alors aujourd'hui, comme une forme d'hommage,  je partage avec vous, depuis ma perspective, une recherche qui lui tenait à cœur, et, à travers elle, un peu du Jean-Pierre que j'ai connu, de ce que je lui dois.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #6 La disparité du capital

Un homme noir assis à une table est en train d'écrire sur un cahier avec attention.

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, je m'intéresse à la capacité à signer et à la possession d'un patrimoine, ce qui revient à parler plus largement du capital économique et culturel ; je propose en conclusion de la série une courte réflexion sur l'impact du colorisme à long terme.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #5 Le déséquilibre des relations

Devant un fond sombre, une femme de type "mûlatresse" porte deux plats de fruits, tandis qu'une femme noire ajuste le vêtement et le plat.

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, je vais vous parler de relations sociales à travers la démographie, le choix de conjoint et le passing. Plus une personne libre de couleur était claire de peau, moins elle était contrainte dans le choix d'un ou d'une partenaire.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #4 Des valeurs teintées de préjugés

Dans un paysage luxuriant, devant une case, plusieurs personnes noires métissés ou non sont assises à une table, à l'avant-plan deux petits enfants nus mangent de la canne, à l'arrière un homme boit tandis qu'un autre cueille des fruits à l'aide d'une gaule, la représentation donne une impression idéalisée et paisible du statut d'esclaves.

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, j'analyse le poids du colorisme dans l'estimation de la valeur des personnes esclavisées. plus une personne esclavisée était claire de peau, plus sa valeur marchande augmentait.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #3 L’inégalité des chances au travail

Dans une plaine, des hommes et femmes noirs coupent la canne puis les amarrent avant de les charger dans une charette. A l'avant plan un homme blanc à cheval discute avec un homme noir à pied. Dans le fond on aperçoit un moulin à vent et des bâtiments pouvant rappeler une sucrerie.

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, je vais observer les inégalités d'accès à une activité qualifiée. Plus une personne esclavisée était claire de peau, plus elle avait d'opportunité d'avoir un métier ou une activité qualifiée.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #2 Un accès différencié à la liberté

Dans un paysage de campagne, une femme claire de peau richement vêtue (dont des boucles d'oreille, un foulard léger rouge sur les épaules et une coiffe faite de mouchoirs assemblés) est suivie d'une femme à la peau plus foncée et vêtue plus simplement, portant un tray chargé de tissus. En arrière plan, on aperçoit une femme assise et un homme debout discutant ensemble.

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, je vais m'intéresser en particulier à la question de l'affranchissement. Plus une personne esclavisée était claire de peau, plus ses possibilités d'être affranchie augmentaient.

Colorisme et opportunités de vie du temps de l’esclavage #1 Dire la couleur de la peau et le métissage au XVIIIe siècle

tanlistwa, peinture représentant quatre femmes noires de différentes nuances de peau, richement vêtues et parées de bijouxx

Comment s'est construit le colorisme ? Aujourd'hui, je vais poser le cadre, parler de la manière dont les sociétés caribéennes se sont forgées sur plusieurs siècles autour de la notion de "couleur".

Parcours contrastés des abolitionnistes Cyrille Bissette et Victor Schoelcher de Léo Ursulet

Couverture de l'ouvrage, sur fond brun, titre inscrit dans la partie supérieur en orange, dans la partie inférieur, portait en buste des deux hommes.

Aujourd'hui, je vous parle donc d'un nouvel ouvrage Parcours contrastés des abolitionnistes Cyrille Bissette et Victor Schoelcher de Léo Ursulet qui relate les parcours parallèles des deux figures importantes dans le combat anti-esclavagiste en France dans la première moitié du XIXe siècle.

Les recettes du Père Labat # 5 L’art de confire les fruits : sirop, confiture, marmelade, gelée…

Sur une table recouverte d'une nappe unie, on voit disposé 3 plateaux, chacun surmonté de gobelets et de coupes remplis de fruits entiers ou de pâte de fruits. Un plateau devant et un autre à l'arrière sont remplis de lanière de fruits. Des petites coupelles entre les plateaux remplies de fruits secs. L'ensemble dressé forme une composition élégante et équilibrée.

Aujourd'hui, je vous invite à un peu de douceurs sucrées : les fruits consommés en confitures, marmelade, gelée...  dans la Caraïbe du temps du père Labat.

Les recettes du Père Labat # 4 Boire avec et sans alcool aux Antilles

Au premier plan, un esclave noir, peu vetu temps une coupe remplie par un homme habillé d'un pantalon, chemine et chapeau qui se tient entre deux tonneaux, sur l'un d'eux on voit des bouteilles.

Aujourd'hui, je vous propose de s'intéresser au boire avec des boissons alcoolisées et non alcoolisées consommées dans la Caraïbe du temps du père Labat. Au programme : Sang-gris, Salibott, Ponche, Ouicou, Grappe...

Bordeaux Métisse de Julie Duprat

Couverture du livre avec le titre en haut, le nom de l'auteure en bas, et au centre une peinture d'époque représentant le portrait de Choiseul-Meuse et sa famille à la Martinique. On y voit entre autre un couple noble assis à une table, une petite fille debout auprès de la femme et une servante noire portant un bébé.

J'ai reçu (dédicacé de surcroît !) Bordeaux Métisse, Esclaves et Affranchis du XVIIIe à L'Empire de Julie Duprat. Aujourd'hui, je commence l'année 2022, comme j'ai fini la précédente : avec la présentation d'un ouvrage !

Kanawa, Caribbean Sea Adventures

La couverture est sur fond blanc, au centre une photo de la kanawa en gros plan au milieu d'une vagues en bas à droite une petite photo de la construction de la kanawa, au 2/3 à droite en diagonale se superposant à la première photo une pagaie. Le titre en haut, les auteurs en bas.

Today, I'm talking about a bilingual (French/English) book, Kanawa, adventures in the Caribbean Sea which recounts the reconquest of Kalinagos construction and navigation skills and, beyond that, a rich human adventure.

Kanawa, aventures en mer des Caraïbes

La couverture est sur fond blanc, au centre une photo de la kanawa en gros plan au milieu d'une vagues en bas à droite une petite photo de la construction de la kanawa, au 2/3 à droite en diagonale se superposant à la première photo une pagaie. Le titre en haut, les auteurs en bas.

Aujourd'hui, je vous parle d'un livre bilingue (français/anglais), Kanawa, aventures en mer des Caraïbes qui relatent la reconquête des savoir-faire de construction et navigation kalinagos et, au-delà, une riche aventure humaine.

1766, une année d’aléas pour la Martinique #3/3 le raz de marée et le séisme de septembre

Gravure couleur représentant une vue de la ville de Fort Royal avec son fort depuis la mer. On aperçoit un voilier à l'avant plan et d'autres navires dans la baie des flamands. Un clipart de fissures et un autre du risque de submersion symbolisant le séisme et le raz de marée dans la ville ont été ajoutés à la gravure originale.

Incendie d'une partie de la ville en mai, ouragan en août, raz de marée et séisme en septembre. Je vous rapporte ce que nous racontent les archives de ces évènements de 1766, une année noire pour la ville foyalaise et ces habitants, mais aussi pour toute l'île. Je vous parle, aujourd'hui, dans ce dernier épisode, du raz de marée du 18 septembre et du séisme du 19 septembre.

1766, une année d’aléas pour la Martinique #2/3 l’ouragan d’août

Gravure couleur représentant une vue de la ville de Fort Royal avec son fort depuis la mer. On aperçoit un voilier à l'avant plan et d'autres navires dans la baie des flamands. Un clipart symbolisant l'ouragan de la ville a été ajouté à la gravure originale.

Incendie d'une partie de la ville en mai, ouragan en août, raz de marée et séisme en septembre. Je vous rapporte ce que nous racontent les archives de ces évènements de 1766, une année noire pour la ville foyalaise et ces habitants, mais aussi pour toute l'île. Pour ce second volet, on s'intéresse au violent ouragan qui a dévasté l'île dans la nuit du 13 au 14 août laissant les familles en deuil et dans la crainte d'une famine.

1766, une année d’aléas pour la Martinique #1/3 l’incendie de Fort-Royal en mai

Gravure couleur représentant une vue de la ville de Fort Royal avec son fort depuis la mer. On aperçoit un voilier à l'avant plan et d'autres navires dans la baie des flamands. Une flamme symbolisant l'incendie de la ville a été ajoutée à la gravure originale.

Incendie d'une partie de la ville en mai, ouragan en août, raz de marée et séisme en septembre. Je vous rapporte ce que nous racontent les archives de ces évènements de 1766, une année noire pour la ville foyalaise et ces habitants, mais aussi pour toute l'île. Pour le premier des trois épisodes, je m'intéresse à l'incendie qui se déclara dans la nuit du 19 au 20 mai dans la ville de Fort-Royal laissant tout un quartier en cendres.