Le procès d’Émilie (1776-1806) en 1806

tanlistwa, 1880, ancienne cuisine de La Pagerie, Trois-Ilets, Martinique

Temps de lecture : environ 11 minutes.
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Depuis deux ans, je travaille avec le Domaine de La Pagerie qui abrite les vestiges d’une ancienne habitation-sucrerie — je vous raconterai plus en détail prochainement ce que j’y ai fait —, mais pour l’heure, je voulais partager une histoire singulière concernant ce lieu : le procès en juin 1806 d’Émilie, esclave, pour tentative d’empoisonnement sur sa maîtresse. 

Autant vous le dire de suite, ça ne finit pas bien pour Émilie.
Le mardi 10 juin 1806, à sept heures trente du matin, Émilie fut exécutée au Fort-Royal (Fort-de-France). La veille, elle avait été condamnée « à être attachée par l’exécuteur de la haute justice sur un bûcher qui sera dressé dans le lieu le plus apparent de cette ville pour y être brûlée vive, son corps réduit en cendres et icelles jetées au vent » pour « avoir formé le désir d’empoisonnement et de faire mourir madame de La Pagerie en mêlant du verre pilé dans une assiette de pois qui était un des mets du repas ».

Le procès d’Émilie fut expéditif. Entre l’accusation et la sanction, il ne s’écoula qu’une poignée de jours. Il faut dire qu’Émilie n’avait pas tenté d’empoisonner n’importe qui ; réduite au statut d’esclave, elle était considérée comme la propriété de Rose des Vergers de Sannois veuve de La Pagerie. Peut-être qu’Émilie ne voyait en cette femme qu’une blanche créole comme n’importe quelle autre, colon-propriétaire de l’habitation où elle vivait dans le sud de la Martinique ; mais madame de La Pagerie était en 1806, la mère de Joséphine, impératrice des Français, épouse de l’empereur Napoléon. Émilie était donc accusée d’attentat sur un membre de la famille impériale !

Il existe plusieurs pièces d’archives évoquant ce procès ; l’une des plus importantes est pour moi son interrogatoire, car même s’il est rapporté par le greffier, il permet indirectement d’entendre la voix de l’esclave à travers les réponses reprises à l’écrit.

Obtenir un aveu

Le samedi 7 juin, à 11 heures du matin, Émilie est questionnée. Le mardi précédent, elle aurait tenté de tuer la veuve de La Pagerie en ajoutant du verre pilé à son assiette de pois. Son interrogatoire est mené par le chef d’escadron commandant la gendarmerie coloniale de l’île, président du tribunal spécial ; il se fait en la chambre du palais de justice, en présence des membres du tribunal assemblés à la requête du procureur impérial, assisté du greffier en chef du tribunal de première instance de la ville de Fort-de-France.

Émilie est d’abord interrogée sur son identité et doit décliner son surnom, son âge, sa religion, sa demeure et le nom de sa maîtresse. Elle répond qu’elle se nomme « Émilie, âgée d’environ trente ans, créole de cette isle, femme de chambre de madame de La Pagerie, de laquelle elle est esclave, et qu’elle professe la religion catholique apostolique et romaine ».

Dans un premier temps quand l’interrogateur lui demande si elle connaît celui ou celle qui a mis du verre pilé dans le repas de madame de La Pagerie, Émilie répond que non. L’homme lui demande alors de quelle main elle reçut l’assiette où se trouvait le verre pilé, amalgamé avec les pois. Émile répond « des mains de Pelage, nègre domestique de madame de Joyeuse, à la porte de la salle à manger même. »

Rapidement, les questions s’enchaînent. Est-ce que c’est elle, qui après l’avoir reçue, a porté l’assiette de pois à madame de La Pagerie ? « Oui ». Qu’a-t-elle répondu à madame de La Pagerie, lorsque cette dernière a senti sous ses dents, quelque chose qu’elle ne pouvait broyer ? « Elle a dit à madame de la Pagerie sa maîtresse qu’elle croyait que ce ne pouvait être que du sable, ce que madame de La Pagerie, voulant vérifier, vit avec étonnement être du verre pilé, ce dont aussi est convenue en sa présence, elle, accusée ». Comment du verre pilé, qui ne se trouvait pas dans le plat de petits pois qui était sur la table du capitaine général, s’est retrouvé dans l’assiette de petits pois qui a été servi par madame de Joyeuse elle-même, et qui a été porté immédiatement après, par elle, accusée, à madame de La Pagerie sa maîtresse ? L’interrogateur fait observer pour prouver que le verre pilé n’était pas dans le plat qui était sur la table du capitaine général, que plusieurs personnes en avaient mangé et que pas une n’avait trouvé du verre pilé. Après, « beaucoup de dénégation, beaucoup d’hésitation, après avoir enfin senti qu’il lui était impossible de ne pas convenir que le verre pilé (…), n’y avait été mis que du moment qu’elle avait reçu l’assiette pour la porter a sa maîtresse malade dans sa chambre », Émilie avance une explication : « il était bien vrai qu’à sa connaissance du verre qu’elle avait pilé dans du papier avec le manche d’un couteau pour nettoyer (disait-elle) la lame de ce couteau, avait été porté par l’air du vent, dans l’assiette de petit pois présenté à madame de La Pagerie. » L’interrogateur lui demande alors pourquoi sachant parfaitement que du verre pilé était tombé dans l’assiette de petit pois elle avait répondu à madame de La Pagerie « Madame c’est sans doute du sable ». L’accusé a gardé le silence pour toute réponse.

Confrontée par l’interrogateur au manque de crédibilité de ses réponses, « l’accusée, après avoir gardé longtemps le silence, après avoir essayé vainement d’échapper à la conviction qui l’atteignait s’est précipitée, à nos genoux en implorant le pardon pour son crime, et en demandant grâce pour sa famille, sa mère, ses sœurs ; nous a fait l’aveu de l’attentat, qu’elle avait projeté de commettre. »

Connaître les motifs

Après l’aveu, le tribunal cherche à connaître les motifs, à trouver des complices. Émilie répond tout d’abord qu’elle n’avait aucune raison à donner, et qu’elle était seule coupable du forfait dont elle s’accusait. L’interrogateur insiste néanmoins et ajoute « que les domestiques de la maison du capitaine général, et notamment les deux cuisiniers blancs, l’accusaient d’avoir tenus à plusieurs reprises les propos les plus offensants, les plus injurieux à sa maîtresse ; propos qu’elle avait terminé par une menace effrayante en disant dans son langage, “oui fouine qu’elle prenne garde à moi, qu’elle ne me fasse pas fâcher et mettre en colère”. » Face à l’insistance, Émile déclare alors « qu’elle savait bien que sa maîtresse ne l’avait jamais aimé, et que quoique ses services lui fussent odieux, ils lui étaient cependant assez nécessaires, pour qu’elle ne voulût pas s’en passer, en la renvoyant de sa chambre et que désespérant de ne jamais parvenir à mériter son affection, elle avait résolu de se venger de la haine que lui portait madame de La Pagerie en l’empoisonnant avec du verre pilé. »

Mais l’interrogateur n’est pas seulement intéressé par le verre pilé. Il demande à l’accusée si elle n’a pas mis dans le café de madame de La Pagerie quelques ingrédients capables d’altérer sa santé. « Non ». L’homme insiste à nouveau, car sur quinze tasses de café seule celle prise par Mme la Pagerie a été trouvée mauvaise et non potable. Émilie maintient qu’elle n’a rien à voir avec ça.  Une nouvelle fois, il essaie de savoir si elle a des complices ou d’autres motifs. « Non ». Pourquoi a-t-elle pris chez un nommé Ulric mulâtre libre, au nom de madame de La Pagerie, une aune de drap bleu, de la toile pour doublure, et du fil ? Émilie explique : « ne comptant point sur son crédit à elle, elle avait mis en avant le nom de madame de La Pagerie pour ne pas être refusée, et que tous ces objets, draps, toile et fils, avaient été envoyés par elle à Noël nègre raffineur, esclave de l’habitation de madame de La Pagerie, lequel dit Noël depuis trois semaines, devait lui envoyer de l’argent pour les payer. » Pourquoi avait-elle fait ses malles, et tout son linge de l’habitation de madame de La Pagerie, ce qu’elle n’était pas dans l’usage de faire ? « Depuis le précédent voyage de madame de La Pagerie au fort de France, ses malles et son linge étaient restés au fort de France. » Pourquoi n’a-t-elle pas déclaré la vérité, lorsqu’à plusieurs reprises, nous lui avons demandé, où étaient toutes ses hardes ? Émilie garde le silence. Pourquoi le titre de liberté de sa sœur, se trouvait-il dans une de ses malles ? Émilie l’ignorait : « si, effectivement il s’y trouvait, il y avait été mis par sa sœur Brigitte elle-même. »

Puis l’interrogateur demande de nouveau qui sont les complices de son crime. Émilie « a répondu qu’une vieille négresse de la chaîne, gardienne de la basse-cour du gouvernement nommée Thérèse lui a dit toutes les fois qu’elle la rencontrait “pourquoi donc Émilie ne sortez vous pas plus souvent pour aller vous promener, est-ce votre maîtresse qui vous retient ? Si c’est elle, dites-le-moi. Moi va ba vous verre pilé pour mette dans manger madama coça va faire li mourir.” » S’est-elle servie du verre pilé que lui a donné Thérèse, le jour même que cette dernière le lui a remis dans la main ? « Oui, que le verre pilé lui a été donné mardi dernier à une heure, et quelle l’a employé dans le manger de sa maîtresse le même jour à quatre heures. » A-t-elle pris de l’argent dans un sac où l’on a fait un vol d’à peu près dix moëdes, chez sa maîtresse ? émilie a persisté à répondre qu’elle n’a rien pris dans ce sac, et qu’elle n’a pas volé sa maîtresse. Où prenait-elle l’argent qui lui servait à faire tant de dépense ? « Cet argent provenait d’un petit commerce de volailles, et d’autres objets qu’elle faisait avec sa sœur, et que celle-ci allait vendre au Lamentin. »

Pour finir, l’accusée est mise devant le verre pilé « qu’elle reconnaît ».
C’est la fin de l’interrogatoire. Comme la plupart des esclaves, Émilie ne maîtrise pas l’écriture, elle ne peut donc pas signer sa déposition.

Vie quotidienne d’Émilie

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« Femme Quarteronnée, Esclave à Surinam »

La seconde partie d’interrogatoire est intéressante à plus d’un titre. Elle dévoile des éléments de la vie quotidienne d’une femme esclave. Émilie avait une mère et des soeurs, dont Brigitte qui vivait librement. Émilie appartenait à la catégorie des esclaves domestiques. Le plus souvent les sources la désigne comme étant métive, autrement dit une femme métissée perçue claire de peau. Elle vivait au service de sa maîtresse et l’accompagnait dans ses déplacements. Madame de La Pagerie résidait habituellement sur son habitation aux Trois-Îlets, mais elle se rendait de temps en temps en ville, à Fort-Royal, et elle y était au moment des faits. Un courrier du gouverneur permet de mieux comprendre le contexte ; madame de La Pagerie nécessitait des soins (extirpation d’un squirrhe au visage) ; après l’opération, elle était restée pour sa convalescence quelques jours dans une chambre chez le gouverneur.

Comme Émilie accompagnait à la ville madame de La Pagerie, d’autres esclaves de l’habitation en profitaient pour lui demander d’y faire des achats. Noël, pour qui Émilie a acheté du tissu et du fil, figure dans un inventaire de l’habitation de La Pagerie de 1815, âgé de 48 ans ; il était alors toujours raffineur. On découvre aussi qu’Émilie avait un petit commerce de volaille avec l’une de ses sœurs, sans que l’on sache si c’était avec Brigitte qui était libre ou une autre. Le statut d’esclave ne permettait théoriquement pas aux esclaves de posséder des biens, tout revenait à leur maître, cependant, dans les faits, les archives montrent que les esclaves en revendant quelques légumes de leur jardin vivrier ou en accomplissant quelques tâches sur le temps qui n’était pas dédié à l’habitation leur permettaient d’acquérir quelques biens pour améliorer l’ordinaire. Le récit autobiographique de Mary Prince évoque par exemple la manière dont cette ancienne esclave de la Caraïbe anglophone avait acheté puis revendu un cochon pour en tirer un bénéfice dans l’espoir de racheter sa liberté.

Les autres éléments du procès et le jugement

Le même jour, un peu plus tard dans l’après-midi à 16 heures, ce fut cette fois Thérèse, accusée d’avoir donné le verre à piler à Émilie, qui fut interrogée par le même homme. Vous l’avez peut-être remarqué tout à l’heure, les propos qu’elle aurait dits à Émilie étaient rapportés en créole, langue de communication au quotidien entre les esclaves. Thérèse était une créole âgée d’environ 66 ans, native du François. Elle avait été mise aux galères de la ville de Fort-Royal et était employée au moment des faits à la garde de la basse cour depuis environ quatre ans.

Quels esclaves côtoient-elle ? Thérèse ne croise que les esclaves qui passent par la basse-cour : « les nègres de l’écurie, savoir Jean Louis, Lubin et Agnelle ». Ne garde-t-elle pas le silence sur une mulâtresse qui venait quelquefois la voir ? Thèrèse persiste à répondre qu’elle ne « connaissait de mulâtresse que Marie et Solange, mère et fille, mulâtresse de Madame de Sancé ». Connaît-elle une métive nommée Émilie, esclave de Madame La Pagerie ? « À répondu qu’elle la connaît, et que c’est par oubli, qu’elle ne l’a point nommée, puisqu’à la vérité, elle l’a vu passer deux fois dans la basse cour et lui a dit bonjour et bonsoir en passant. »  Se rappelle-t-elle le jour le plus récent où elle l’a vu passer ? «  Il y a environ un mois et demi, qu’elle a passé avec un pot plein de lait, et que depuis ce jour-là, elle ne l’a pas vue. » L’interrogatoire s’arrête là.

Dans l’attente du jugement, Émilie, Thérèse et Joseph étaient détenus dans la prison. Outre les ordonnances du 7 juin permettant l’arrestation et l’interrogation de Thérèse et Émilie, des ordonnances furent promulguées le même jour pour établir un procès-verbal et faire la vérification des matières, drogues et ingrédients trouvés et préparés par les deux femmes.
Joseph fut, quant à lui, interrogé le 9 juin, jour du jugement, mais je n’ai pas vu dans les archives consultées son interrogatoire. Au moment du jugement, le tribunal s’appuya sur la législation qui stipulait que « le crime d’empoisonnement et celui d’incendie seront punis de mort (article 34 de l’arrêté du 24 vendémiaire an 12) », tout comme les actes et « préparatifs tendant à l’empoisonnement ou à l’incendie sera punie de la même peine ».  Joseph fut déchargé de toutes accusations. Plus d’informations furent demandées pour Thérèse. L’exécution dans les vingt-quatre heures fut prononcée pour Émilie.

L’empoisonnement aux Antilles

L’acte d’Émilie, s’il a créé l’effroi parmi les colons à cause de la cible de l’empoisonnement, n’avait rien d’exceptionnel comme forme de résistance. Dans son ouvrage Histoire de la Martinique, Sidney Daney propose un état des condamnations prononcées par le tribunal spécial sur le crime d’empoisonnement au début du XIXe siècle. Il avait été espéré que l’existence de ce tribunal, créé en 1803 par le gouverneur de la Martinique de l’époque, aiderait à endiguer cette pratique avérée ou supposée. En 1802, 6 esclaves furent exécutés, 4 autres furent condamnés à une autre peine pour un empoisonnement sur l’habitation de M. Eyma au Lamentin ; 4 esclaves exécutés et 4 autres condamnés sur l’habitation Duhaumont au Marigot en 1804, 1 exécuté et 2 autres condamnés sur l’habitation Courcilly à Sainte-Marie en 1805…   Entre 1802 et 1810, pas moins de 26 jugements furent prononcés. Les châtiments étaient à la hauteur de la crainte inspirée : 67 esclaves (dont Émilie) y perdirent la vie. Le tableau permet aussi de savoir ce qu’il advint de Thérèse, décrite comme étant « esclave de M. Pichery des Gazons, habitant à la Rivière-Pilote », elle fut suspectée, mais finalement non condamnée.

L’histoire d’Émilie m’a rappelé une autre histoire, celle d’Angélique, résistant elle aussi sous une autre forme à l’esclavage. Angélique fut accusée d’avoir provoqué l’incendie de Montréal et fut exécutée en place publique le

Aujourd’hui, j’ai partagé spécifiquement l’histoire d’Émilie, mais si le thème vous intéresse je parlais plus largement du crime d’empoisonnement dans les Antilles françaises dans un article de blog pour Manioc paru en 2019. Et vous, connaissiez-vous cet « attentat horrible dont la colonie frémit » en 1806 ? Avez-vous d’autres cas en tête ?


Bibliographie 

  • Afua Cooper, La pendaison d’Angélique : l’histoire de l’esclavage au Canada et de l’incendie de Montréal, [Montréal] : Éditions de l’Homme, 2007 ; traduit de l’anglais par André Couture.
  • Dominique Rogers (dir.), Voix d’esclaves : Antilles, Guyane et Louisiane françaises, XVIIIe-XIXe siècles, Paris : Karthala : CIRESC ; Fort-de-France : SAA, 2015.
    À partir de l’analyse et du commentaire de sources judiciaires et administratives datant du XVIIIe et XIXe siècles, se dévoilent les peurs, les humiliations, la soif de vivre et d’agir des hommes et des femmes réduits en esclavage.

Archives

Archives territoriales de Martinique

  • Fonds Robert Rose-Rosette, 14J, Interrogatoire d’Émilie, accusée de tentative d’empoisonnement sur la personne de sa maîtresse Mme de La Pagerie. (copie)
  • Fonds Robert Rose-Rosette, 14J, Interrogatoire de Thérèse, accusée d’avoir remis du verre pilé. (copie)

Archives nationales outre-mer

Manioc

Iconographies 

Webographie

3 réflexions sur “Le procès d’Émilie (1776-1806) en 1806

  1. Merci de nous faire découvrir ce procès et le triste sort d’Emilie. On a du mal à imaginer qu’elle ait pu être chargée par d’autres esclaves de faire des achats pour leur compte. Vivement que les ANOM mettent en ligne de tels documents concernant la Réunion.

    Aimé par 1 personne

    1. La vie des esclaves étaient affreuse à bien des égards, mais comme tout être humain, ils essayaient de faire face du mieux qu’ils pouvaient et s’organisaient pour améliorer leur vie aussi difficile fut-elle. Au détour de certains actes notariés, des greffes ou d’autres archives, on se rend compte que certains savaient lire et compter (pas nombreux certes, mais quand même !), tenaient boutique pour le maître (implique une certaine confiance !), vendaient ou achetaient des bricoles (mais parfois plus) au marché, formaient des réseaux de sociabilité avec des esclaves d’autres habitations ou des personnes libres…

      Aimé par 1 personne

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